lundi 28 juillet 2008

canicule materielle, imaginer Eau Claire

les cris sont pointus

un serum collant sur la peau sensé assecher certaines parties et apaiser d'autres du visage, cette bigoterie des cours d'eau synthétiques

des puits sonores se creusent dans les murs, dans la cour
des bruits d'eau, de verre, de machines puissantes
des enfants sur les quels on crie au rez de chaussé, contre quoi on ne peut rien faire que sursauter, à chaque fois,sans s'y habituer

l'espace se resserre de cartons, il y a un moment, où quand le plus gros a été fait, on se petrifie face à la multitude de petites choses insignifiantes à faire


pour se rassurer, pour feeling like home, ecouter Bon Iver, ce qui donne phonetiquement bon hiver, et traduit good winter, et imaginer la ville natale de l'homme seul chantant, Eau Claire, Wisconsin

Eau Claire

oui les feuilles comme interstice secret, elle donnent le rythme, la souplesse qui fait defaut dans les moments d'urgence et de transitions

est-ce que le canapé entrera dans le camion?

est-ce qu'il faudra tout laisser sur bas coté?

passer encore au dessus, ou en dessous d'une frontiere

quel est cet interstice de vie entre une chose et une autre, est ce ce mot effrayant? stagnation
:
eau stagnante
lac dans la foret
odeur de putrefaction vegetale
lumiere voilee
insectes
grenouilles?

ou peut etre est-ce passage?
:

petite breche en bois entre deux rives
couloir de pierre pliure de jardins
allée inutile, espace jamais comblé


une chemise rouge à fleurs difficile à mettre impossible à quitter, par ce que de maniere irrationnelle elle fait le pont avec la beauté de la projection de The Misfits hier au cinéma en plein air, et l'air chaud d'aujourd'hui, comme une protection, un voile, une toile
hier c' etait en noir et blanc et pourtant du rouge se dilate dans le souvenir

il n'y a pas d'arbres à la fenêtre, à moins de se pencher un peu dangereusement du coté droit

dans quelque jours cet appartement sera à quelqu'un d'autre,comme si de rien n'était, comme cinq ou six lieux precedents en cinq ou six ans

eternelle locataire
pieds à l'etrier, ruines, caisses, terres neuves

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samedi 26 juillet 2008

la fleur des fèves que la fleur des pois










étymologie


je regarde la fleur des fèves qui jouent le foot
je regarde toujours discrètement
je veux regarder mais je veux pas être regardée

je ne savais pas que la fleur de cactus s'épanouir qu'une fois dans un siècle
cent ans de silence

le cerisier qui devenir toute rose
quand il s'épanouis
pas seulement les fleurs de cerisier
mais aussi le fût la blanche la racine
partout dans son corps où on ne voit pas
on regarde que la fleur de cerisier
partout rose

j'imagine leur solitude et silence absolu
que je peux jamais connaître si je ne peux pas l'être


le petit morceau de la peinture blanche collée sûr le tube
qui sculptent la forme de cœur
l'œuf poché qui dessine la forme de cœur
alchimique balbutiement


je baragouine un peu français un peu japonais un peu les mots un peu le bruit


chacun son propre dictionnaire
chacun chaque langage




dans chaque fenêtre il y a quelqu'un qui habitent dedans
si tout le monde sort dans la rue en même temps
la rue va être pleine ?
j'aimerai bien voir ce moment
aussi le moment tout le monde chez eux
même les chats même les chiens
tout le monde a la maison

vendredi 25 juillet 2008

the beast inside

j ai mangé tant de canard
j ai l impression de porter en moi l emprunte du canard
il est est devenu tout mon interieur
boir du fennouil
respirer

trop de vis a vis a la fenetre dresse un barrage noyeur d'étoiles

jeudi 24 juillet 2008

i my me mine




cette après-midi
simple calme
le soleil et l'ombres d'arbre par la fenêtre

je pense a peindre je ne sens pas capable
je pense a la capacité?
je pense a l'angle par où je regarde des choses
d'où je viens d'où je veux retourner

louis calaferte le chemin de sion
me rends mélancolique
il faut mieux éviter mais je suis attrapé
je veux le terminer


libido est un titre de livre de poème j'ai fait avec des amies au japon il y a presque 10 ans
il y a presque 10 ans je ne travaille pas assez
juste laisse faire par les choses
je suis quelqu'un d'abandonnée

je peux pas faire 2 choses a la fois

soit amoureuse
soit création

soit amoureuse
soit création

soit feu d'artifice
soit la lune

soit soit soif soif


je dors trop
mon esprit m'appelle
quoi je veux être
quoi je veux être


je me demande c'est quoi la vraie richesse de la vie

l'espace pour travailler
l'espace pour vivre
se sentir l'aise
l'ample, marge pour le temps pour l'espace
pour la cuisine pour le rythme de travail
toujours garder son placidité dans n'importe quel situation


soit neige
soit le soleil
j'aime pas la pluie
sauf le son