boire du fenouil
ecouter un vieil album d'arab strap
le chocolat noir au amandes se deploie sur les mains, la langue, le palais, entre les dents
ma nouvelle ville
les rues aux noms de pays
marcher jusqu'au bois
les noms me poursuivent comme une litanie vide, qui ne peut se vider qu'en s'égrainant, des prénoms, assonances en l, en i, en a, des rythmes, des rimes se rajoutent dans l'armée de pas, d'étoiles, de gouttes de pluies, d'éclaircies à compter, à trainer avec soi comme un manteau de plumes aux échos des anciens villes traversées
la promenade sans fin que la dernière fin, marcher, marcher, le coeur gonfle et se dégonfle, parfois accompagnée, parfois seule, creer des habitudes, des rendez vous dans les lieux comme autant de petits vaisseaux de fortune, de petits abris, nicher les déambulations
toutes ces fenetres qui ne sont pas les miennes, que je n habiterais pas, cette certitude silencieuse, de n'être pas dans la plus part des lieux, je n y suis pas, je les compte, les recense, les habitations qui me font défaut et qui me définissent par leur maniere de me laisser au dehors
la chaussée de waterloo mène au bois, et cette certitude devient une rengaine protectrice, un but creusé, qui ne bouge pas
dimanche 17 août 2008
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