mardi 11 novembre 2008

je cherche mon amour égaré mais ne sais pas le chemin

je lis "mono no aware", le livre de traduction de jacques roubaud de poemes japonais:

ainsi un poème d'hitomaro

'
sur la route de Karu
(oies sauvages à travers ciel)
est le village
de mon amour
et violemment
je revais de la voir
malgré les yeux
fixés sur moi
je rêvais notre rencontre
branches du Katsura
et je vivais confiant
comme le pilote d'un grand bateau
l'aimant toujours
en secret ainsi
une petite flamme dans le silex
une eau profonde dans le roc
le soleil à travers ciel
se pose
la lune brillante
se cache sous les nuages
et mon amour qui s'appuyait
sur moi comme l'algue sur la vague
s'est évanouie
rouge feuille de l'érable

le messager est venu
la nouvelle
fut comme le bruit de l'arc
je ne sais que faire
ni que dire
je cherche dans mon coeur
apaiser
un fragment des milliers de fragments de mon amour
comment vivre n'entendre
que cela
je vais sur la route de karu
où mon amour
si souvent m'attendait
je vais j'écoute
quettant sa voix mais seulement
les oies crient
sur Unebi
( o nuque gracieuse comme des bandelettes aux poignets)
de ceux qui vont
sur la route javelot
pas un
ne lui ressemble
et rien ne me reste plus que
crier le nom de mon amour
en secouant mes manches



(envois)



sur la montagne d'automne
les feuilles rouges sont épaisses
je cherche mon amour
égarée
mais je ne sais pas le chemin

dans la chute
des feuilles de l'érable
je vois le messager
sa branche d'if
et pense à nos jours ensemble



(mono no aware, jacques roubaud, ed.NRF p.21)

dimanche 9 novembre 2008

mont








la chose

ivre
quelqu'un
je le suis
je ne le suis pas

jamais claire de rien

je ne sais pas, je ne sais pas

alors il faut choisir comme même
chaque moment
dans le métro je ne trombe pas
je choisi de ne trombe pas
dans la rue
je choisi de ne le traverse pas quand il y a des voitures
alors
dans les toiles pareille


je ne veux pas
savoir
parfois
juste je choisir que je ne veux pas savoir ni connaître
juste comme des animaux
je refuse de connaître
quand je sens quelque chose qui va pas
faux sympa
est une chose je veux pas m'approcher
je prefere directement méchante
je prefere directement la silence

c'est vrai qu'il y a des gens méchants
mais alors les toiles
c'est une espace pour les fuir ?
j'ai voulu plus fuir mais juste regarder mais parfois c'est juste too much
alors j'ai besoin de éviter de savoir

puis-je juste


puis-je
puis-je
puis-je
can i
may i

je veux voir juste le cœur gentil



alors




tu me manques
tu me manques

quelque chose qui me manques
quelque chose qui me manques


la force

les mots
si les mots n'a pas le sens
je veux plus l'utiliser
ni ma voix

alors mais les mots a toujours été fait par les sentiments ?
tu penses quoi féfé?
je sais que tu le sais

tu me manques
tu me manques

j'ai besoin le cœeur
qui sait les sentiments
fragile et forte
qui a de la délicatesse
qui sait la douleur d'autres
qui sait la bonheur d'autres

pas seulement qui sait la douleur d'autres
ni
pas seulement qui sait la bonheur d'autres
j'ai besoin de se sentir

la vie est belle et simple
simple est plus difficile?

comment on peut savoir


comment on peut savoir


un jour

question de jour
réponse de jour
question de le moment
réponse de le moment
question de la vie
réponse de la vie

tu penses que cela a la fin qu'on sait tout?
a cause d'on a plus de temps ou grâce a on a vécu long temps

c'est quoiiiiiiiiiiiiiii


alors par example ce soir j'aimerai boire des verres avec toi
maintenant
sans aucun rdv
et tu es loin ou quoiiiiiiiiiiiii


fruits
cuisine
DES verres




je veux manger ice cream
et avoir froid
et dire que j'ai froide
et crier que j'ai froide

mardi 21 octobre 2008

helsinki

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terres inconnues

j'ai vu ce serpent blanc dans la nuit qui etait sans doute la muraille de chine depuis l'avion, qui était en meme temps un fil d'encre, une riviere de lait, à la fois infiniment grand et petit, interieur et exterieur, jour et nuit
les glaces qui fondaient et quelques lumieres comme des bases perdues au milieu du desert
des paysages jamais touchés, comme la plus part des visages que je croise dans la rue
tout ce que je ne lirai jamais
tout ce qui m'echappe rayonne soudain terriblement, avec calme et horizontalité

ne t'inquiete pas, la majeur partie des choses est la, et n'est pas pour toi, et se tient pourtant, simultanement

la privation soudain apparait, pour la premiere fois, comme un remede, une façon de déléguer

toutes ces pluies simultanées

la lune en plein jour et le soleil caché

je me contente d'avaler des fantasmes, des résonnances de rues dont je suis vidée,

et la circulation se fait silencieusement, entre les doigts, derrière les oreilles, le long des jambes

à quoi pensent-ils?