mardi 18 novembre 2008

flux continu

tu n'es pas folle yu
tu emets juste des doutes

pourquoi,depuis moise, celui qui ne croit pas est-il toujours coupable?

parfois je crois, parfois je ne crois pas

passer du feu à la glace

je crois aux arbres qui me tendent la main, qui désignent toujours le meme angle, en rythme, de leurs doigts

je sais pas si je dois croire mon corps qui s'enflamme pour rien

croire aux arbres qui justement, sont hors du langage, qui sont des surfaces de lecture,prete à être interpretées

je lis les Fragments du Discours Amoureux et la langue est, comme le dit Barthes, une peau, je suis littéralement "touchée" par le texte

je m'enveloppe de mots, de tissus; de mélodies, des souvenirs pour affronter le grand effondrement, car chaque jour on repousse un peu plus loin

la connexion internet est mauvaise et apparait à chaque fois comme un lien brisé avec ce flux continu, si rassurant

la musique protege car elle n'a pas d'image, elle en même temps dehors et dedans, elle glisse, comme la rivière

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